Salut à tous,
On parle de plusieurs chose assez différentes dans ce topic.
Pour répondre à la question d'origine :
La suite d'accord est A / G / F, donc on est bien sur une progression descendante ( ???

: de l'aigu vers le grave, quoi).
Si je veux baisser tout ça d'un ton, ça donne G / F / D#... et là, à moins de modifier l'accordage, mon D# se retrouve plus haut que ses 2 petits frères... et j'ai l'impression que ça ne va pas coller ?
Donc concrètement, je suis coincé à moins de "downtuner" ??
Pour l'anecdote les musiciens classiques ont tendance à différencier les accords de leur renversements, tandis que les jazzeux (tout particulièrement les guitaristes qui font avec les contraintes de leur instrument) le font beaucoup moins. Pourquoi ? En jazz il y a généralement un soliste (chant ou instrument) qui s'appuie sur un accompagnement, tandis qu'en classique, les rôles sont beaucoup moins hiérarchisés (voire pas du tout dans le cas du contrepoint).
En pratique lorsque tu joues une suite d'accords pour accompagner un morceau, il y a toujours deux notes qui se démarque : la plus grave et surtout la plus aigüe. Lorsque tu change l'une de ces notes, tes accords sont justes d'un point de vue harmonique, c'est à dire que les alternance de tension/détente dus au intervalles des accords eux-même seront les même et ce qui était juste dessus le restera. Par contre, la sensation de monté/descente changera, parce qu'elle n'est pas donnée par l'accord (toute les octaves sont équivalentes d'un point de vue harmonique), mais par cette note au sommet de l'accord qui se détache. Que tu le veuille ou non, tes accords ont aussi une fonction mélodique qui se superpose à la fonction harmonique.
Pour simplifier tout ce charabia : quand tu transpose, arrange-toi pour que la note la plus aigüe fasse la même mélodie que dans la tonalité originale. Par exemple dans l'exemple de Led Zep, si les chanterelles étaient La-Sol-Fa, tu dois te retrouver avec sol-fa-ré#(enfin mib plutôt), quitte à ne pas jouer sur la corde de mi aigüe. Normalement ça marche.
Je pense que c'est ce que El-Phaco voulait dire par « modifier les voicings ».
Sinon pour répondre à El-Phaco : normalement, à moins d'avoir l'oreille absolue, le fait de changer de tonalite ne change pas grand chose. Pour faire le test, ya pas plus simple tu ouvres n'importe quel morceau avec audacity, tu baisses tout d'un demi-ton ou plus (avant d'écouter de préférence, pour pas prendre la tonalité d'origine comme référence). Ça sonne pas plus faux. Un auditeur peu attentif ou/et qui connait mal le morceau ne le remarquera peut-être même pas.
En revanche le fait que ça ne sonne pas en live peu avoir d'autres causes : si c'était une tentative décidée sur le moment, ça veut dire que les musiciens n'avaient peut-être jamais essayé cette tonalité avant. Il donc normal que le morceau soit beaucoup moins en place que s'il était dans la tonalité dans laquelle ils l'ont travaillé. Il suffit d'un guitariste qui se trompe d'un # ou d'un b

. Peut-être aussi que la chanteuse à instinctivement tendance à prendre le morceau d'origine comme référence plutôt que les instrument avec lesquels elle joue. Du coup une fois transposé elle n'a plus cette référence et chante dans une tonalité un peu au hasard sans réussir à se caler sur les autres ? Ça peut venir de certain positions d'accord qui deviennent plus compliquée que d'autres aussi et qui du coup sonnent moins propre.
Enfin tout ça pour dire que si ton impression est surement justifiée, la cause est probablement plus à chercher du côté technique que du côté de la transposition.
"La question se pose alors : est-ce que la musique peut avoir pour rôle de déranger, de provoquer ? La réponse, mon petit canard, puisque tu me poses une question un peu pourrie, est simple : La musique t'emmerde, elle a tous les droits et pour le meilleur et le pire, elle peut faire ce qu'elle veut."
Le mange-disque cannibale.