Seulement, si on le met de côté avant même d'essayer quoi que ce soit, il sera forcément plus faible oui, puisqu'il n'aura pas eu le temps de faire sonner une note. Mais en le considérant comme n'importe quel autre doigt et en lui faisant subir le même traitement que les autres, il peut acquérir la même indépendance que ses autres copains. On peut le voir chez Patrick Rondat, John Petrucci, Paul Gilbert, et beaucoup d'autres.
Donc, quand on décide d'utiliser ce vilain petit canard qu'on a toujours repoussé, il est imprécis, tombe à côté de la corde ou dans une mauvaise case quand on se trouve dans les aigus, et surtout, à beaucoup de mal à travailler en équipe avec les autres doigts qui eux, sont déjà habitué à toucher un manche depuis plusieurs années. Donc le travail d'indépendance devient alors primordial.
Cet exercice que je vous ai écrit permet donc de travailler cette indépendance de manière progressive. Plus on avance dans l'exercice, plus ça devient difficile. Commencez par travailler chaque mesure séparément avant de tout enchaîner.
Les 2 premières mesures ont à peu près la même difficulté: 1 doigt par case, en utilisant index, annulaire, auriculaire pour la première mesure, et index, majeur, auriculaire pour la deuxième.
3e mesure, même doigté que la 2e, mais là on a un écart entre index et majeur, ce qui complique un peu l’exécution
Enfin, 4e mesure, toujours un écart entre index et majeur, mais cette fois nous utilisons les 4 doigts, ce qui devient beaucoup plus difficile. C'est pour cette raison que je vous ai dit de d’abord travailler chaque partie séparément.
Pour la vitesse, l'idéal serait d'atteindre (progressivement, au métronome, jour après jour) une vitesse de 150 ou 160 bpm
Travaillez bien
P.S.: J'ai exceptionnellement écrit la tablature avec TabEdit, puisque sur mes logiciels habituels (PowerTab et TuxGuitar) on ne peut pas indiquer le doigté main gauche (ce qui était primordial ici). Je trouve que TabEdit a un côté Fisher Price, mais il m'a bien aidé dans ce cas précis.






